Tubes d’animaux : chats, chevaux, oiseaux, papillons et compagnie
Chats, chiens, chevaux, ours, éléphants, singes, chouettes, papillons, escargots : les animaux forment la plus grande famille de tubes. C’est aussi celle où il est le plus facile de travailler avec ses propres images, puisque le modèle vit souvent à la maison, au jardin ou au parc le plus proche.
Photographier un animal pour en faire un tube
- Animaux domestiques : profitez des moments calmes, après le repas ou pendant la sieste. Un drap uni tendu derrière le panier fait un fond de studio très acceptable. Placez-vous à hauteur de l’animal : vu d’en haut, il paraît écrasé.
- Parcs animaliers et zoos : les grilles et les vitres sont les ennemies du détourage. Collez l’objectif contre la vitre (sans flash) pour supprimer les reflets, ou cadrez entre deux barreaux avec un téléobjectif. Vérifiez le règlement du lieu si vous comptez publier vos images.
- Oiseaux et papillons : une mangeoire ou un massif de fleurs mellifères attire les sujets ; armez-vous de patience et d’une vitesse d’obturation rapide (1/1000 s ou plus) pour figer les ailes.
- Peluches et figurines : elles ne bougent pas et donnent des tubes attendrissants. Attention aux personnages de marque : une peluche d’un héros de dessin animé reste un personnage protégé.
Détourer fourrure, plumes et ailes
Les contours d’un animal sont rarement nets. La méthode qui fonctionne : sélectionner la masse du corps à la baguette magique ou au lasso, la convertir en masque de calque, puis peindre les poils au pinceau fin sur le masque, en blanc, mèche par mèche, avec une opacité réduite sur les bords. GIMP propose aussi un outil d’extraction de premier plan qui gère assez bien les poils sur fond contrasté. Pour les ailes de papillon, au contraire, la forme est nette : une sélection par couleur suivie d’un léger adoucissement suffit. Le détail des réglages est dans notre guide pour créer un tube.
Le domaine public, une mine pour les animaux
Les ouvrages de sciences naturelles des XVIIIe et XIXe siècles regorgent de planches gravées et coloriées : oiseaux, insectes, mammifères, coquillages. Leurs illustrateurs sont morts depuis longtemps et les numérisations publiées par la Biodiversity Heritage Library ou par de grands musées sont souvent diffusées sans restriction. Le fond clair du papier se détoure facilement et le style ancien donne un charme particulier aux compositions. Wikimedia Commons propose aussi des milliers de photos d’animaux en CC0 ou CC BY ; notez la licence de chacune.
Dessiner ses animaux
Un animal stylisé se construit avec les mêmes formes rondes que les personnages « cookie » : un ovale pour le corps, un cercle pour la tête, des oreilles triangulaires pour le chat, arrondies pour l’ours, très longues pour le lapin. Un éléphant, c’est une grosse tête ronde avec une trompe en S ; une chouette, un ovale avec deux grands yeux cerclés. Ces animaux se déclinent ensuite pour chaque fête : renne à Noël, chat noir à Halloween, agneau à Pâques.
Composer une scène crédible
- Respectez les proportions : un chat et un cheval côte à côte doivent garder leur rapport de taille, sauf effet volontaire.
- Harmonisez la lumière : si un tube est éclairé par la gauche, retournez-le pour qu’il corresponde aux autres.
- Ajoutez une ombre au sol, une simple ellipse sombre floutée sous les pattes, pour que l’animal ne flotte pas.
- Évitez de mélanger photos et dessins dans une même scène, à moins d’en faire un parti pris.
Sources
- Biodiversity Heritage Library, conditions de réutilisation des numérisations (biodiversitylibrary.org).
- Wikimedia Commons, catégories « Animals » et aide « Licensing ».
- Documentation de GIMP, « Outil d’extraction de premier plan » et « Masques de calque » (docs.gimp.org).